L'attachement est une absurdité, une incitation à la douleur. Même au plus profond du silence j'entends encore tes soupirs qui se balancent. Les yeux fatigués Se levant avec peine et te regardant avec amour. C'est comme dans un rêve je te contemple a l'autre simple bout de la pièce, la face peinte sur une photo de poche sortie de mon porte feuille. Je l'ai accroché là. Elle est belle cette photo, il était beau le temps des baisers sulfureux. Aujourd'hui il ne me reste plus que cette image floue d'un photomaton, tu es partis et a tout emporté avec toi, ne m'a rien laissé. Comme un voleur, un braqueur, un fils en crise d'adolescence, une fugue, une fougue tu as déserté. J'en étais folle, folle de rage, folle d'amour. Après tout c'était peut-être mieux comme ça, tu aurais continuer à te détruire et j'aurais continué de te suivre, on serait sortis dans les même boites, les mêmes bars, les même restaurant, les mêmes villas... Le même caviar et les mêmes clopes. Rien n'aurais changé et nous serions mort d'un suicide commun ou d'une overdose sur notre table de chevet. A la place de ça je ne sors plus, je ne mange plus, je fume presque pour 5 personnes et je t'imagine derrière ma porte, sous mon lit, dans mon bain, me tendant le cendrier, a la télé, sur TF1, à la radio, au cimetière. Je te vois te détruire encore alors que ta présence m'est désormais interdite. Tu me disais que l'on aurait finit comme toutes ses rock star et que de toute façon la vie ne valait d'être vécue que si il y avait des regrets pour se dire que tout n'était pas parfait. Tu avais raison, tu aurais toujours eu raison même si tes phrases sortaient de l'ordinaire, j'étais toujours la seule à comprendre et cela nous rendait unique et sans comparaisons. Et même si aujourd'hui tu revenais je te dirais que tu avais eu raison de partir, alors que mon c½ur te lancerais à coup de pierre que je te haïssais de m'avoir quitté comme l'on quitte le restaurant, les toilettes, un cinéma, ta chambre, notre chambre, notre vie. Je te voyais me dire complètement mort sous la drogue qu'il ne fallait jamais s'attaché a quelqu'un et fondé toute sa vie dessus. Je l'ai fait, inconsciemment mais sûrement, et aujourd'hui je te hais, et je te manque parce que j'étais toute ta vie.